France 5 - 21h30
Durée : 55 minutes
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo

Villa el Salvador,
les bâtisseurs du désert

Le sujet

Villa el Salvador, cité péruvienne créée en 1971 en plein désert, à une trentaine de kilomètres de Lima, repose sur la solidarité, le partage et la fraternité.

Villa el Salvador, bidonville de plus de 300 000 habitants qui, progressivement, rejoint la banlieue de Lima, est comme un rêve dans le désert, une communauté urbaine autogérée dans laquelle tout le monde a le droit de posséder une maison. Les infrastructures ont été construites par la population, avec les ressources disponibles. Le taux d'alphabétisation de la cité dépasse les 97%, un record pour le pays. Des actions concrètes sont menées en commun, un peu comme un miracle de solidarité, de partage et de fraternité. Cette communauté a d'ailleurs été globalement épargnée par les drames qui ont touché le Pérou depuis la fin des années 60.

La critique

Mai 1971. Des milliers d'ouvriers et de paysans péruviens fuyant la misère et la violence des bidonvilles de Lima découvrent le lieu où, désormais, ils vont vivre : un terrain cédé par le gouvernement militaire du général Velasco, à 20 kilomètres de la capitale, en plein désert. De ce néant, les arrivants, rejoints par des réfugiés des Andes, vont réussir à faire émerger une vraie cité au nom symbolique, Villa el Salvador (la ville du Sauveur), avec pour seules ressources une énergie incroyable, un sens marqué de la solidarité et la foi en un monde meilleur. Organisés en communauté autogérée, les habitants vont ainsi tracer des routes, percer des canalisations, installer l'électricité, remplacer leurs cabanes de paille par des maisons regroupées en quartiers dotés de leurs propres infrastructures. Ils créent aussi une station de télévision, organisent des cours de théâtre et conçoivent un jardin public !

Des origines à nos jours, les fondateurs et dirigeants de cette cité égalitaire retracent, documents d'archives à l'appui, leur épopée émaillée d'immenses difficultés et d'heures sombres, pendant la crise des années 1980, sous la pression de l'armée et la terreur du Sentier lumineux. L'illustration admirable de l'aptitude d'un rêve collectif à déplacer des montagnes... de sable.

cinéma Le Luxy

http://www.mairie-reze.fr

Article paru dans :

le 26/04/2009