La Montagne & Alpinisme

MERCREDIS DU ROYAL, J.M. Rodrigo a présenté “Magnone, le baladeur”
Alpiniste de renom,
mais aussi sculpteur

Guido Magnone - Mecanos Productions

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Rien d’étonnant que Guido Magnone ait tant inspiré Jean Michel Rodrigo. Au point que le cinéaste lui a consacré tout d’abord un court métrage de 26 minutes puis un film deux fois plus long, “Guido Magnone, le baladeur” qu’il est venu présenter lors du dernier “Mercredi du Royal”.
C’est vrai que l’alpiniste « aimable et grincheux », et sculpteur doué de surcroît, était un homme de passion et qu’il en imposait. Le réalisateur a fait sa connaissance, hors milieu montagne – un comble – quand il avait vingt ans ou guère plus, et ce “baladeur” l’a conforté dans son envie d’aller faire du documentaire, d’aller à la rencontre des autres, de s’intéresser au monde.

Un portrait magistral et chaleureux
Journaliste et cinéaste freelance, Jean Michel a une passion certaine pour le continent sud américain au point d’avoir vécu au Pérou pendant 3 ans. Actuellement, il travaille sur deux projets : l’accompagnement d’une troupe chilienne de théâtre, et un documentaire sur la culture de la pomme de terre sur le plateau andin.
Son film, il l’a présenté lors du dernier “Mercredi du Royal” avec autant de passion qu’en avait son “héros”, décédé l’été dernier, à l’âge de 95 ans. Il a offert, en coréalisation avec Marina Paugam, un portrait magistral et chaleureux de cet artiste, qui en a “coincé” plus d’un, sur la face ouest des Drus. Alors qu’il n’était que de passage ou presque, du côté de Chamonix.
Et ce n’est pas tout, celui qui est sorti major de promotion des Beaux Arts, coiffant au poteau un sculpteur de renom, César, s’est imposé avec autant de talent et pugnacité dans les premières escalades de Fitz Roy et du Makalu. Forçant ainsi le respect obligé des Alpins, lui, le petit nageur des bords de Seine…
Lorsqu’il a eu 50 ans, Guido Magnone a rangé ses mousquetons pour revenir à ses premières amours, la sculpture. Et participer à la fondation de l’UCPA. Était venu pour lui le temps du partage.

Agnès BRAISAZ

Article paru dans :


le 13 mars 2007