VILLA EL SALVADOR,
les bâtisseurs du désert

DIFFUSION : FRANCE 5

VILLA EL SALVADOR - planet J.M. Rodrigo sur video planet

Villa el Salvador Youtube extrait video sur Youtube

 Interview France Inter

 

AUTEUR : JEAN-MICHEL RODRIGO
REALISATEURS : MARINA PAUGAM, JEAN-MICHEL RODRIGO
IMAGE ET MONTAGE: MARINA PAUGAM
SON ET MUSIQUE ORIGINALE : PHILIPPE DROUOT
DIRECTRICE DE PRODUCTION : EVELYNE JULY, MARTINE VIDALENC

PRODUCTION : EVELYNE JULY, JEAN MICHEL RODRIGO

UNE PRODUCTION MECANOS PRODUCTIONS EN ASSOCIATION AVEC FRANCE 5
ET LE SOUTIEN DU CNC,
DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES,
DU COMITE FRANÇAIS POUR LA SOLIDARITE INTERNATIONALE,
DE LA VILLE DE REZE,
DE CITES-UNIES FRANCE,
DE LA MUNICIPALITE DE VILLA EL SALVADOR

DUREE : 52 MINUTES
ANNEE DE PRODUCTION : 2008

DOCUMENTAIRE SÉLECTIONNÉ
AU FIPATEL
RENCONTRE DU DOCUMENTAIRE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE ET DU DEVELOPPEMENT
XIE PRIX DU FILM DOCUMENTAIRE UNION LATINE
AU FIGRA DANS LA CATEGORIE "AUTREMENT VU"
AU FESTIVAL CINELATINO 2010 DE TÜBINGEN
AU FESTIVAL LES YEUX OUVERTS
AU FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE IMAGES ET PALABRES

Grand prix Salvador Allende AU FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE ET DE FICTION LATINO-AMERICAIN DE BRUXELLES « ITINÉRAIRES »

Villa el Salvador, la ville du sauveur, c’est son nom, a surgi il y a trente cinq ans au milieu d’un désert situé au sud de Lima. Pendant des semaines, quelques dizaines de miséreux ont affronté l’armée pour avoir le droit d’installer, à même le sable, des cabanes en paille et en carton. Il n’y avait ni eau, ni électricité, ni route.

Villa El Salvador

Un scénario classique qui donne normalement naissance aux bidonvilles, ces dépotoirs dans lesquels les mégapoles du monde déversent leur trop plein. D’ordures, d’humains.

Ouvriers, artisans, marchands ambulants, sans emploi, en majorité fils de paysans, ensemble mais avec rien d'autre que leurs mains, ils ont bâti la ville populaire dont ils rêvaient. Un lieu où il fait bon vivre, même pauvre.

Aujourd’hui, Villa el Salvador compte cinq cent mille habitants, et est organisée autour de larges routes asphaltées, le long desquelles s’ordonnent sagement des pâtés de maisons qui forment à leur tour des quartiers, reliés entre eux par un système de distribution d’eau potable et réunis autour de la municipalité.

Des millions d’arbres ont été plantés, les plus grands font de l’ombre à des dizaines de jardins potagers, destinés à l’approvisionnement de centaines de cuisines populaires et autant de cantines scolaires. Tout au sud, en contrebas du cimetière, il y a un parc industriel et une zone agricole.

La ville, qui comptait déjà un cinéma ambulant, une radio et une télévision, a récemment inauguré son Université. Il faut dire qu’ici l’éducation est la priorité absolue, un devoir d’émancipation. Même les fondateurs de la ville, ces vieux paysans descendus des montagnes après le tremblement de terre de 1970, savent lire et écrire. Ce sont leurs petits-enfants qui jouent les professeurs.

Interview