LA OTXOA, SANS COMPLEXES 

 

AUTEUR REALISATEUR : JOSEBA JAUREGI
IMAGE : OLIVIER VAN DER ZEE, JUANTXU BELOKI, CARLOS PADILLA, TXABI ELKORO BARRUTIA, MANU DUARTE, MARINA PAUGAM, JOSEBA GORORDO JAUREGUI
SON : ALAIN GARIBI, MIGUEL RAMIREZ
MONTAGE : MARINA PAUGAM

UNE COPRODUCTION
IDEM 4, EN COPRODUCTION AVEC ETB ET TVE
AVEC LE SOUTIEN DU GOBIERNO VASCO DPTO. CULTURA
&
MECANOS PRODUCTIONS, EN COPRODUCTION AVEC TLT
AVEC LA PARTICIPATION DU CNC
ET LE SOUTIEN DE LA PROCIREP – SOCIETE DES PRODUCTEURS
ET DE L’ANGOA

DUREE : 52 MINUTES
ANNEE DE PRODUCTION : 2012

GENRE : DOCUMENTAIRE DE CREATION

DOCUMENTAIRE SELECTIONNE
FESTIVAL INEBI 54 CATEGORIE "MIRADAS DESDE EUSKADI"

FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE "ECHOS D'ICI, ECHOS D'AILLEURS

 

De jour, José Antonio tient un bar dans le vieux centre de Bilbao où se retrouvent la jeunesse radicale, la gauche caviar, les vieux nationalistes, les adeptes du « picoteo » de tapas et de la tchatche. José Antonio tient son petit monde d’une main de maître et sait pousser de grands coups de gueules amicaux s’il le faut. Sa voix rauque de supporter de l’Athlétic de Bilbao est légendaire…


Certains soirs, José Antonio abandonne l’atmosphère enfiévrée de son bar pour se transformer… Il aime le mot. Une heure d’intimité dans sa loge, maquillage soigné, déguisement apprêté, perruque aussi bien sûr, et José Antonio n’est plus. Il s’est fondu, évanoui. Restent les yeux, peut-être, le regard sans doute, un geste de la main… Une confidence attrapée au vol. Un sourire complice, fier, amusé de l’effet produit. Place à La Otxoa, blonde sulfureuse à la voix de miel.

Dans la salle, le public tape des pieds, frappe des mains. La Otxoa aime se faire désirer. Juste ce qu’il faut… Entrée en scène, on se croirait à Broadway, on pense à Lisa Minnelli dans Cabaret. Standing ovation.

C’est comme ça au pays basque quand un fils du pays perce sur les planches. Partisans de la corrida et du ballon rond, leaders gays, familles traditionnelles, nationalistes de tous poils et de tous âges, se donnent rendez-vous pour écouter prendre du plaisir, rêver.

 

La Otxoa n’est pas tout à fait une vedette à paillettes… Sa voix surgit de l’ombre des cachots à l’époque de Franco. L’entendre était alors une respiration, une bouffée de liberté. Qui pourrait oublier ? Personne. La Movida, c’est lui, en partie au moins. Il/elle a remis en place les bigots et noyé les grenouilles de bénitier, invité la jeunesse à crier haut et fort le droit à la différence.